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LES FRANCAIS AU MEXIQUE, APERCU HISTORIQUE

par Jacques Paire

Chroniqueur de Racines Françaises au Mexique .

Pour qui visite le Mexique pour la première fois, il peut paraître parfois surprenant de rencontrer une communauté française aussi solidement établie que la nôtre et constater l'activité de nombreuses associations qui rassemblent nos compatriotes contribuant ainsi à maintenir leurs liens avec la France. Certaines d'entre elles remontent au XIXème siècle, comme la Société de Prévoyance fondée en 1842 dans le but d'assister les Français dans le besoin et qui, aujourd'hui encore, sous le nom d'Association de Bienfaisance Française, Suisse et Belge, administre les deux cimetières français et la maison de retraite de Coyoacán. Sept ans plus tard, un premier journal français fit son apparition sous le nom de Trait d'Union , dont la relève fut assurée par Le Courrier Français , L'Echo du Mexique et plusieurs autres avant d'aboutir à la feuille électronique du Petit Journal . Dès 1870, nous assistons par ailleurs à la naissance du Cercle Français, devenu depuis le Club France, où les membres de la colonie continuent à se retrouver. N'oublions pas non plus l'Alliance Française qui vient de fêter son premier siècle de présence au Mexique de même que la Chambre de Commerce Franco-Mexicaine, et d'autres organisations plus récentes mais tout aussi efficaces comme le Lycée Franco-Mexicain, l'IFAL, le CEMCA, les associations politiques, sociales ou culturelles telles Mexico Accueil, la Paroisse Française et Racines Françaises au Mexique.

L'existence d'autant d'institutions remonte aux tous débuts de l'implantation française au Mexique qui, après avoir obtenu son indépendance en 1821, ouvra ses portes à l'immigration dans l'intention de mieux profiter de ses ressources, souvent en friche. Cependant, mis à part l'essai de Coatzacoalcos et l'expérience plus heureuse de la colonie agricole de Jicaltepec, mieux connue sous le nom de San Rafael, la plupart des émigrés choisirent de s'établir dans les villes plutôt qu'à la campagne où ils s'exercèrent en tant qu'artisans, commerçants ou restaurateurs et contribuèrent à propager l'influence française dans le pays. Les origines de celle-ci sont plus lointaines si l'on tient compte des missionnaires venus à l'époque coloniale et quelques membres de la suite des vice-rois qui se firent accompagner de cuisiniers, pâtissiers, coiffeurs, tailleurs et artistes divers, lesquels ne fondèrent pas de communauté distincte et vécurent isolés avant de rentrer en Europe ou se fondre parmi la population locale.

Ce n'est qu'après l'aventure du Second Empire de Maximilien d'Habsbourg que l'influence française se fera sentir autrement. Soutenue par les forces de Napoléon, la cour renforce le prestige de la mode et la gastronomie françaises parmi l'élite et, même si l'épisode ne dure pas longtemps, certaines habitudes sont prises comme, par exemple, celle d'aller au restaurant, grâce à plusieurs établissements, tels Deverdun ou la Maison Dorée , fondés par d'anciens combattants. Ainsi, juste après l'Intervention, l'on voit apparaître les premiers menus officiels imprimés en français et décrivant des recettes classiques, synonymes d'un bon goût qui rejette les sauces locales. Cette prédilection est visible aussi bien dans l'ordre des idées politiques et sociales cherchant à appliquer la devise positiviste d'Auguste Comte, « Ordre et progrès », alors très en vogue. Celle-ci s'adapte parfaitement à la pensée officielle du gouvernement du général Díaz qui, pendant son régime lequel s'étendit de 1876 à 1911, offrit un soutien quasiment inconditionnel aux hommes d'affaires européens dans le but d'enrayer l'influence de ses trop proches voisins du nord.

Cet appui, qui s'ajoute au capital accumulé pendant l'Intervention et à des transports directs et donc plus économiques, permit aux petits commerçants établis depuis une trentaine d'années de réunir les sommes et l'expérience nécessaires pour créer au Mexique des établissements calqués sur le modèle des grands magasins parisiens, comme Printemps ou la Belle Jardinière , offrant à leur clientèle la possibilité d'acquérir plusieurs produits différents, la plupart de luxe, dans un cadre somptueux où le prix fixe déplaça la vieille habitude du marchandage. Face au succès de magasins dont subsistent El Palacio de Hierro et El Puerto de Liverpool , les entrepreneurs, pratiquement tous d'origine barcelonnette, décidèrent de franchir un pas de plus et participer directement à la fabrication des produits qu'ils écoulaient en créant des usines textiles de pointe comme Río Blanco ou, à une moindre échelle, Santa Rosa . L'enrichissement conséquent permettra à certains de se lancer dans des affaires d'une autre envergure, telles les nouvelles banques où plusieurs chefs de maisons barcelonnettes figurent au conseil d'administration. Cependant, la Révolution mexicaine et la Première guerre mondiale transformeront cette situation florissante en enrayant plusieurs circonstances favorables à ce développement hors du commun : fin du protectionnisme, limite à l'immigration, plus grande influence des Etats-Unis, syndicalisme et usure d'un système patronal qui pousse les jeunes à chercher de nouvelles voies.

Désormais, la présence française prend une autre tournure et à partir de la deuxième guerre mondiale, ce sont les grandes entreprises qui prennent la relève et dirigent sur le Mexique de nouveaux capitaux humains. Même si la plupart n'y séjourne qu'une période assez courte, nombreux sont ceux qui succombent sous le charme du pays et décident de rejoindre les rangs des Français établis de longue souche sur cette terre chaleureuse afin d'y contribuer, eux-aussi, au rayonnement de la France.

Jacques Paire est chroniqueur de Racines Françaises au Mexique et l'auteur d'un roman intitulé De caracoles y escamoles, un cocinero francés en tiempos de don Porfirio (Ed. Alfaguara), lequel dépeint la communauté française et son influence sur le Mexique jusqu'au début du XXème siècle.

 

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